Fourrure, un monde de cruauté
Plongé dans une eternelle obscurité,
Prisonnier d'une insalubre cage en fer,
Je regarde moisir ma pitence amoncelée,
supposée nourriture par les gardiens de l'enfer.
Impossible d'ingurgiter ce tas d'immondices,
Mon corps crie famine à m'en tordre le cou,
Je trépigne sur place et mes os s'engourdissent,
esclave de mes tiques je me sens devenir fou.
La lumière du jour me parvient enfin,
Ravivant soudain en moi un brin d'espoir perdu,
Une main dure met alors à mes rêves une fin,
me voilà étranglé, brutalemment suspendu.
Mon sort n'appartient plus qu'à cette brute humaine,
qui propulse déjà à terre mon frêle corps,
et de toutes mes faibles forces j'implore encore,
son regard ne traduisant ni compassion ni haine.
Pris au piège, impuissant devant mon bourreau,
Je perd mes pattes en quattres coups de couteau,
Ne pouvant plus relever mon pauvre crâne brisé,
j'attend desesperement la mort qui ne saurait tarder.
Mon heure n'etant, apparemment, pas encore venue,
Me voici à nouveau brusquement suspendu,
ployé sous une pluie de coups de massue,
je me tord de douleur tant la souffrance est accrue.
La peau m'est arrachée de la tête aux pieds,
Ecorché vif, je me débat et je hurle de douleur,
Aucun son ne sort cependant de ma bouche crispée,
Je suis maintenant nu devant cet infâme voleur.
Privé de ma liberté et de ma douce fourrure,
Je sens tous mes sens brûler sous la torture,
rampant tel un petit morceau de chair saignant,
j'agonise lentement dans le bain de mon sang.
Adieu la vie, adieu l'odieuse cruauté,
j'eteins doucement mon âme blessée,
quittant lentement mon petit corps humilié,
Puisse la mort à present me soulager.
Catégorie 1
Auteur: moi (Marine)
Age: 15 ans
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